André Mauric, pionnier de l’architecture navale, a donné vie au Pen Duick II avec une conception audacieuse. Son expertise a jeté les bases d’un voilier qui allie à la fois élégance et performance, faisant de lui une référence dans le monde de la voile. Éric Tabarly, navigateur légendaire, a reconnu le potentiel du Pen Duick II comme un instrument de conquête des océans. Sa vision de repousser les limites de la voile en solitaire a conduit à la naissance de ce navire d’exception. Découvrez les détails dans cet article. 

Pen Duick II, un voilier conçu pour la Transat anglaise. 

Gilles Costantini, architecte de renom, a conçu le Pen Duick II sur les indications précises d’Éric Tabarly en préparation de la Transat anglaise de 1964. Lisez la suite de l’article pour en savoir plus sur l’histoire du Pen Duick 2. Doté d’une coque mesurant 13,60 mètres et d’un poids plume de seulement 6,5 tonnes, le voilier a marqué l’histoire en étant le premier bateau construit sur mesure pour une compétition. Sa voilure fractionnée, adaptée à une navigation en solitaire, a révolutionné les standards de l’époque. Ainsi, le Pen Duick II est devenu le pionnier d’une nouvelle ère, où un navigateur faisait construire un bateau sur mesure pour une course et où un navire de cette envergure était manœuvré en solitaire avec succès.

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En 1962, Éric Tabarly prend la décision de participer à la Transat anglaise prévue pour 1964 et opte pour la construction d’un navire spécialement conçu pour l’événement. Pendant son entraînement sur le Margilic V, un Tarann en contreplaqué marin fabriqué par le chantier Costantini de la Trinité, Tabarly réalise sa capacité à manœuvrer en solitaire sur un bateau de plus grande envergure. C’est ainsi qu’il choisit de faire construire le Pen Duick II, une version sport du Margilic V, utilisant les mêmes matériaux, mais avec une taille plus imposante et deux mâts. 

Éric Tabarly s’illustre comme le premier navigateur à manœuvrer en solitaire avec son spinnaker, témoignant de sa détermination exceptionnelle. Il remporte la Transat anglaise à bord du Pen Duick II en 27 jours et 23 heures, devançant de trois jours le Britannique Chichester, tenant du titre de l’édition précédente. Ce triomphe survient malgré quelques imprévus qui entravent sa progression et l’empêchent de naviguer à pleine vitesse.

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L’équipage de Pen Duick II. 

Dans les années 1960, la navigation en haute mer est encore peu répandue, et les équipiers français se font rares. Ceux qui ont rejoint le Pen Duick II après 1964 deviennent les pionniers d’une lignée qui perdurera. À bord de ses différents bateaux successifs, Éric Tabarly joue un rôle central dans la formation de nombreux coureurs, établissant ainsi une véritable école informelle de navigation hauturière. Gérard Petipas, navigateur chevronné, intègre l’équipage du deuxième Pen Duick, traçant son chemin dans l’ombre du maître. 

La course des Bermudes en 1966 offre également l’opportunité à des marins tels qu’Alain Gliksman, Michel Vanek, Pierre Lavat, et d’autres encore, de naviguer sur le voilier victorieux de la Transat, marquant ainsi le début d’une collaboration fructueuse.